Il faut rester 1er degré pour se dire que c'est un film anti-femme.
C'est pourtant ce que semblent se dire beaucoup de ceux qui l'ont vu...
Antichrist, de Lars Von Trier.
Synopsis : Après la mort de leur enfant, un couple se
retire à " Eden ", un chalet isolé dans la forêt, où ils espèrent
guérir leurs coeurs et sauver leur mariage. Mais la nature reprend ses
droits et les choses vont de mal en pis...
Choquée. Retournée. Je suis sortie de la salle paralysée, comme
confrontée à mes plus grandes peurs. Je ne pouvais ni me séparer de la
personne qui m'accompagnait, ni ne pas rentrer chez moi, où il me
restait quelques repères. J'ai fini par rentrer, mais non sans sembler
errer dans les Halles puis jusqu'à enfin arriver. En fait, j'ai un peu
eu l'impression d'errer pour les 2 semaines suivantes.
Il semblerait que Lars Von Trier aie fait ce film dans le but de se
sortir de sa dépression... et c'est comme s'il entraînait les acteurs,
spectateurs, et tous les témoins de cette représentation avec lui. Le
deuil, la représentation de la femme, son rôle, les peurs primaires de
chacun et chacune, les contes, la répression catholique, la mythologie
chrétienne... on tombe au fond et on ne se relève que difficilement.


Quant à la B.O....Lascia ch'io pianga, extrait de Rinaldo, un opéra en 3 actes de Haendel.
2 mois après, je suis restée à l'arrêt, la main sur la clé de la
voiture, le moteur ronronnant... Le film serait presque un hommage à
cette pièce. Ou bien est-ce elle qui traduit l'essence du film ?