Disparition d'Ingmar Bergman
Ingmar Bergman, Michelangelo Antonioni et Michel Serrault... ça fait beaucoup d'un seul coup !
J'ai repensé et trouvé sur youtube un extrait des Fraises Sauvages, où le cauchemar d'un homme vieillissant est mis en scène. C'est un des premiers Bergman que j'ai vu, encouragée par mon père à découvrir ce cinéaste, et cette scène m'avait beaucoup marquée. Parce qu'elle traduit l'angoisse du personnage face à la mort, tout autant que la recherche d'un apaisement face à celle-ci, et parce que le rêve va occasionner des remises en cause et des changements dans sa vie réelle. Tout cela est donc très freudien ;-) D'autres ensuite m'ont marquée, Cris et Chuchotoments, Sonate d'automne, La honte, Le silence... En allant au plus près des personnages et de leur monde intérieur, il touche souvent très fort le spectateur. Il me reste notamment à voir Persona, le Septième sceau et Sarabande, le dernier.
Je suis tombée sur le making off de Sarabande et j'ai été très surprise de sa façon de mettre en scène, de dialoguer et de soutenir ses acteurs, d'avoir beaucoup de considération pour chacun des membres de son équipe. Il n'apparaît pas du tout austère, ni distant, ni secret... tout le contraire de ce que j'aurais pu m'imaginer :-) Il était quand même décrit comme étant un misanthrope vivant reclu sur son île ! Au début de cette vidéo, 3e partie du making off, il parle de la mort, et de celle de sa dernière épouse. On dirait que la femme à ses côtés est en train de pleurer, et les autres sont comme absorbés, voire tétannisés par ses paroles... j'imagine qu'il n'avait pas l'habitude de se confier de la sorte ? Mais peut-être le faisait-il délibérément pour les besoins de son film ? Je ne connais pas assez le personnage pour y répondre.